Des Belges à Paris sous l’Empire

 

Des « pays » se trouvant expatriés au même endroit et qui se retrouvent dans une ambiance amicale : c’est de tous les temps. Il n’en alla pas autrement lorsque les Anciens Pays-Bas autrichiens furent annexés par la France et que Paris était le centre mondial de la politique, de la culture et des arts.

Deux imprimés rares[1], donnent le compte-rendu de deux réunions de Belges à Paris, les lundi 8 septembre 1806[2] et jeudi 8 octobre 1807[3]. Tout en supposant que oui, nous ignorons si d’autres réunions du même genre eurent lieu. Que celles de 1806 et 1807 furent jugées dignes d’être gardées en mémoire grâce à une publication, était dans doute dû au fait que les discours prononcés par Charles Van Hulthem furent jugés dignes (sans doute par leur auteur lui-même[4]) de passer à la postérité.

Les comptes-rendus nous apprennent beaucoup et malgré tout trop peu. Nous ignorons qui prit l’initiative de ces réunions et les organisa matériellement, qui rassembla les adresses et lança les invitations, où les réunions eurent lieu, quel fut le menu du banquet, qui régla la note. Nous ignorons également qui se chargea de la rédaction du texte, qui l’apporta chez Didot pour en faire imprimer un nombre inconnu d’exemplaires et qui les distribua. Nous n’ignorons pas, en revanche, que Charles Van Hulthem (1764-1832)[5] fut l’acteur principal lors des deux réunions.

La fête du lundi 8 septembre 1806

Charles-Joseph-Emmanuel Van Hulthem qui en ces temps là faisait la navette entre Gand et Paris, n’avait pas souffert au cours des années révolutionnaires. Après l’annexion des provinces belges par la France, à partir de juin 1794, il s’était adapté sans problèmes et était devenu un des principaux notables intellectuels de la ville de Gand. En 1796 il fut responsable de l’accumulation de livres et d’œuvres d’art en provenance des couvents supprimés. Dans l’ancienne abbaye Saint-Pierre il fonda le Musée des Beaux-arts, dans l’ancienne abbaye Baudelo il organisa la bibliothèque de l’Ecole centrale et dans les jardins de cette même abbaye il aménagea un jardin botanique, premier jalon qui conduirait à l’organisation des bientôt célèbres ‘Floralies gantoises’. Il fut également le défenseur acharné des monuments de sa ville et parvint à sauver bon nombre d’entre eux de la fureur iconoclaste engendrée par la révolution. A titre privé il cultivait sa grande passion pour les livres et les manuscrits, laissant à sa mort une bibliothèque ne contenant pas moins de 70.000 volumes[6].

Sa notoriété l’amena à des fonctions politiques. Dès 1797 il fut choisi pour représenter le département de l’Escaut au sein du Conseil des 500. En 1802 le Sénat le proposa pour le Tribunat, cet organe qui détenait un tiers des prérogatives du législateur, ayant pour mission de discuter les textes rédigés par le Conseil d’Etat, avant de les passer au Corps Législatif qui les votait, sans pouvoir en discuter. Depuis sa fondation en 1799, le Tribunat avait été le lieu de rendez-vous des esprits les plus critiques au sein des instances dirigeantes. Bonaparte l’avait voulu ainsi, mais il s’en lassa rapidement avant de devenir franchement hostile à cette bande d’empêcheurs de tourner en rond. Lorsque plusieurs de ces Messieurs, y compris les Belges Van Hulthem et Lambrechts s’opposèrent à la création de l’empire, il en eut vraiment assez et après s’être en vain efforcé de réformer l’institution, il la supprima carrément le 19 août 1807. Tout en étant resté en fonction, à partir de 1804 et jusqu’à cette suppression, Van Hulthem n’avait plus apporté la moindre collaboration aux activités du Tribunat, se contentant de profiter des facilités que son mandat lui procurait. Une fois les tribuns renvoyés dans leurs études, Van Hulthem trouverait d’autres raisons pour se rendre régulièrement à Paris, en tant que nouveau bibliothécaire de la bibliothèque publique de Bruxelles et surtout en tant que recteur de l’Académie de Bruxelles, fonction qui lui donnait compétence sur l’ensemble des établissements d’enseignement dans les départements des ci-devant provinces des Pays-Bas méridionaux.

Ses qualités d’homme politique ne suffisaient pas pour lui permettre de traiter de façon suffisamment crédible d’un thème savant. Aussi s’ornait-il d’autres distinctions, celle d’ancien bibliothécaire du département de l’Escaut, de membre de l’Académie de Zélande, de membre de l’Académie de littérature à Leiden, ou encore d’administrateur de l’Association pour la promotion de l’industrie nationale. Lors de la réunion de septembre 1806, Van Hulthem prit la parole au nom de l’Académie de peinture, de dessin et d’architecture de Gand, dont il était un des directeurs. Il lui revenait de remettre en son nom son Grand Prix biennal de peinture, au Bruxellois Ferdinand-Marie Delvaux (Bruxelles 1782 – Bologne 1815)[7]. Petit-fils du sculpteur Laurent Delvaux (Gand 1696 – Nivelles 1771)[8] et fils d’un secrétaire du Conseil souverain du Brabant, Delvaux avait étudié à Bruxelles sous l’égide du ‘rénovateur de l’art pictural’ André Lens (1739-1822)[9], pour ensuite séjourner à Paris afin d’étudier les œuvres des grands maîtres, avant de se rendre en Italie où par malheur il devait mourir, ayant à peine atteint sa trente troisième année. Dans l’église Sainte-Catherine à Bruxelles l’on voit encore le monument érigé à sa mémoire, de la main du sculpteur Godecharle (1751-1835)[10].

Avant de lui remettre la médaille d’honneur, Van Hulthem se lança dans un discours approfondi, consacré à l’Ecole de peinture flamande. Il débuta par Jean Van Eyck ‘l’inventeur de la peinture à huile’, et cita une série de grands maîtres, parmi lesquels Memling (Hemmelinck) et Quintin Metseys (‘qui par le miracle de l’amour abandonna ses outils de forgeron en faveur du pinceau’) jusqu’à  Rubens et Van Dyck. Ensuite Van Hulthem citait plusieurs dizaines de peintres, sculpteurs et graveurs, en s’excusant qu’il ne pouvait dans son bref discours que les mentionner. Enfin il énuméra quarante artistes contemporains, dont quelques-uns se trouvaient parmi ses auditeurs. En passant Van Hulthem rendit hommage à deux Brugeois éminents: Joseph-Benoît Suvée (Bruges 1743 – Rome 1807)[11] qui dirigeait la Villa Medicis à Rome et Joseph-Basile Van Praet (Bruges 1754 – Paris 1837)[12], conservateur et administrateur de la Bibliothèque impériale à Paris. Suvée résidait à Rome, mais Van Praet assistait à la réunion et se laissa honorer par son ami gantois qui disait de lui qu’il était l’homme ‘dont les connaissances bibliographiques et le zèle à accroître le dépôt confié à ses soins, ne sont égalés que par sa rare modestie et son désir d’être utile à tous ceux qui aiment les lettres, les sciences et les arts’.

Van Hulthem consacra la dernière partie de son exposé aux artistes de chez nous qui s’étaient faits un nom à l’étranger, plus particulièrement en France. A nouveau il énuméra bon nombre de noms et s’attacha en particulier à celui du peintre paysagiste et ‘ancient Flamand’ Cesar Van Loo (Paris 1743-1821)[13], présent parmi ses auditeurs. En termes lyriques Van Hulthem loua la présence d’œuvres d’art faites par des artistes de chez nous et éparpillés de par le monde. Il en tira argument pour exhorter les jeunes peintres présents à parfaire leur formation et de suivre les traces de leurs Illustres prédécesseurs. Il y ajouta une description des qualités qui devaient émaner d’un grand artiste et du grand art.

Sur la suite nous apprenons seulement qu’il s’était agi ‘d’un banquet fraternel, où régnèrent la gaieté et cette franche cordialité qui caractérise le peuple belge’. L’ambiance se réchauffa sans doute considérablement au fur et à mesure que des toasts étaient successivement bus à la santé de l’empereur, de l’Ecole flamande, des artistes de cette école, des grands maîtres de l’Ecole française, des artistes Belges à Paris, de Joseph Suvée, de l’Académie de Gand et de ses directeurs, de toutes les académies des beaux-arts en Belgique, de Jan van Eyck et enfin – l’assemblée se tenant debout – de Pierre Paul Rubens.

Le compte-rendu imprimé donne la liste des 38 participants avec des commentaires appropriés. Ils étaient subdivisés en trois groupes : les artistes belges établis à Paris, les jeunes artistes venus se perfectionner à Paris et tous les autres qui n’étaient pas artistes.

Parmi les quinze artistes établis à Paris, se trouvaient cinq Brugeois. Il s’agissair des peintres d’histoire Bernard Duvivier (Bruges 1762 – Paris 1837)[14] et Joseph-François Ducq (Ledegem 1762 – Bruges 1829)[15], du portraitiste François Kinsoen (Bruges 1770-1839)[16], du graveur Joseph De Meulemeester (Bruges 1771 – Anvers 1836)[17] et du peintre décoratif Louis Gerbo (Brugge 1761-1818)[18], qui devait également faire le portrait des impératrices Joséphine et Marie-Louise. Les Anversois étaient au nombre de quatre, avec le peintre de fleurs et professeur au Museum d’histoire naturelle Gerard Van Spaendonck (Tilburg 1746 – Paris 1822)[19], du peintre de fleurs Jean-François Van Dael (Anvers 1764 – Paris 1840)[20], du peintre exotique et bientôt capitaine du port d’Anvers François-Balthazar Solvyns (Anvers 1760-1824)[21] et du graveur Lambert-Antoine Claessens (Anvers 1764 – Paris 1834)[22]. En outre il y avait le Bruxellois Jean-Louis Demarne (Bruxelles 1744 – Paris 1829)[23], peintre paysagiste établi depuis plus de trente ans à Paris, du peintre de fleurs et graveur Emmanuel De Gendt (Saint-Nicolas 1738 – Paris 1815)[24] établi lui depuis plus de quarante ans dans la ville-lumière, Piat-Joseph Sauvage (Tournai 1744-1818)[25], le spécialiste des bas-reliefs et des trompe-l’œil, le peintre de fleurs Cornelius Van Spaendonck (Tilburg 1767 – Paris 1839)[26] qui avait été formé à Malines et enfin les frères bien connus Pierre-Joseph (Saint-Hubert 1759 – Paris 1840)[27] et Henri-Joseph Redouté (Saint-Hubert 1766- Paris 1852)[28], le premier étant le maître incontesté de la peinture de plantes et de fleurs, le deuxième réputé pour les dessins exécutés lors de l’expédition dirigée par Bonaparte en Egypte. S’était joint à eux, le peintre d’histoire Brugeois Augustin Van den Berghe (Bruges 1756 – Beauvais 1836)[29], qui depuis 1796 donnait les cours de dessin à l’Ecole centrale de Beauvais. A eux seuls ils formaient sans aucun doute une compagnie intéressante sinon illustre.

Ensuite venaient huit artistes plus jeunes qui parachevaient leur formation à Paris. Quatre d’entre eux étaient Brugeois : le quelque peu tardif Albert Gregorius[30] (Bruges 1771-1853) et Joseph Brulois (°Bruges 1783)[31], qui travaillaient auprès de Louis David (auparavant, Gregorius avait à partir de 1801 été auprès de Suvée), Jean-Robert Calloigne (Bruges 1775 – Anvers 1830)[32] qui était chez le sculpteur Chaudet et Tilman-François Suys (Ostende 1783 – Wingene 1861)[33] qui se perfectionnait auprès de l’architecte Charles Percier (1764-1838)[34]. De Gand venait Joseph Paelinck (Oostakker 1781 – Bruxelles 1839)[35], de Louvain Jean-Baptiste Bastiné (Louvain 1783 – Aix-la-Chapelle 1844)[36] et François van Dorne (Louvain 1776-1848)[37], qui tous trois avaient intégré l’atelier de David. Enfin il y avait Henri Ruxthiel (Lierneux 1775 – Paris 1837)[38] élève du sculpteur Jean-Antoine Houdon (Versailles 1741 – Paris 1828), surnommé ‘le Sculpteur des Lumières’, auteur des bustes de Voltaire, Benjamin Franklin et Washington, et ensuite élève de Philippe-Laurent Roland. Parmi ces jeunes figurait évidemment le lauréat du jour, Ferdinand Delvaux.

Enfin il y avait onze autres participants, tous Belges résidant pour une période plus ou moins longue à Paris. En premier lieu il y avait les Brugeois Joseph Van Praet que Van Hulthem avait accueilli tout particulièrement et François-Joseph Beyts (Bruges 1763 – Bruxelles 1832)[39] qui connaissait bien Paris pour y avoir résidé en tant que parlementaire et qui y revenait régulièrement depuis qu’il était procureur général à la Cour d’Appel de Bruxelles. De Flandre Occidentale venait également le prêtre retraité Pierre Marant (Bavikhove 1743 – Courtrai 1812)[40], qui avait été professeur de théologie à Louvain, curé à Wytschaete, dernier prévôt de l’église collégiale de Harelbeke et même chanoine de la cathédrale Saint-Donat à Bruges. La Flandre Orientale était bien représentée avec le receveur de Lokeren Duché (sans doute un Français de souche, puisqu’il était le beau-père du préfet du département de l’Escaut Faipoult), l’amateur d’art Henri De Potter[41], frère de l’administrateur de l’Académie gantoise Louis De Potter, Frans Verbeeck, ancien élève de l’école de médecine à Gand qui continuait ses études à l’Ecole pratique de médecine à Paris et le Gantois Mangal qui était inscrit au Conservatoire de musique. Le pianiste virtuose et compositeur Bertini, d’origine franco-italienne était depuis longtemps établi à Gand et y donnait des cours particuliers Finalement il y avait encore le botaniste et minéralogiste Pollaert, le directeur du Musée botanique de Bruxelles Adrien Dekin[42] (†1823), qui avait sauvé de la destruction les collections du Musée d’histoire naturelle de cette ville et enfin l’ancien membre des Etats du Hainaut, l’historien, généalogiste et éditeur de sources Joseph de Saint-Genois (1749-1816)[43].

Tous ensembles constituaient une compagnie d’élite. Des 38 convives, 23 étaient peintre, sculpteur ou architecte. Nous pouvons aisément supposer que l’ambiance fut excellente et que, les nombreux toasts aidant, elle alla crescendo. Gageons que, comme c’était souvent le cas dans de telles occasions, un des participants (Bertini peut-être) s’assit au piano et accompagna des chansons ‘bien de chez nous’, avec en apothéose le ‘tube’ composé par Grétry sur un texte de Marmontel: ‘Où peut-on être mieux qu’au sein de sa famille’.

La fête du jeudi 8 octobre 1807

A la seconde fête dont nous est parvenu le compte-rendu, le nombre de participants fut nettement plus élevé : 56 au lieu de 38. Une vingtaine d’entre eux avaient été présents l’année précédente. Il s’agissait, parmi les artistes, de J. B. Bastiné, Joseph Brulois, Jean Calloigne, Lambert Claessens, Emmanuel De Gendt, Albert Gregorius, François Kinsoen, Joseph Paelinck, Henri en Pierre Redouté, Balthazar Solvyns, Tilman-François Suys, J. Van Dael, François Van Dorne, Cesar Van Loo et Corneille Van Spaendonck. Les autres étaient les ‘valeurs sûres’ Van Hulthem et Van Praet et les musiciens Bertini en Mangal. Il y avait donc 36 nouveaux visages à signaler.

La réunion avait à nouveau pour but d’honorer des compatriotes ayant gagné un prix. A nouveau Van Hulthem, annoncé cette fois comme ancien membre du Tribunat, prononça un discours, consacré cette fois aux sculpteurs et aux musiciens des Pays-Bas méridionaux. Il en avait fait une étude fouillée, lui permettant de mentionner ou de traiter des dizaines de praticiens de ces disciplines artistiques.

Bruges était à nouveau très présente dans son harangue. Il rappela que trois ans auparavant Joseph Odevaere (Bruges 1775 - 1830)[44] avait gagné le Grand Prix de la peinture. Il honora la mémoire de Joseph Suvée qui venait de s’éteindre à Rome. Il salua tout particulièrement trois Brugeois parmi l’assistance. Le premier était le conseiller à la Cour de Cassation à Paris François Busschop (Bruges 1763 -1840)[45], qu’il décrivit comme ‘autant distingué par ses connaissances que par son intégrité et son attachement inviolable à la justice’. Busschop-Breydel, après avoir parcouru une carrière de fonctionnaire et d’homme politique à Bruges avait d’abord été nommé juge en cette ville pour être promu à Paris en 1798. En 1808 il deviendrait un des nouveaux chevaliers d’empire. Le second était le portraitiste François Kinsoen que non sans quelque témérité Van Hulthem comparait à Van Dyck. L’accueil le plus chaleureux était destiné à Joseph Van Praet, ‘le conservateur de la plus grande et plus riche bibliothèque en Europe’, que Van Hulthem encensait ainsi : ‘distingué par ses connaissances bibliographiques et littéraires, recommandable par son honnêteté et son affabilité, toujours prêt à être utile, à servir ceux qui aiment les lettres, les arts et les sciences et qui a gagné l’estime et l’amitié de tous ceux qui le connaissent’.

La conférence se termina par le panégyrique de trois artistes à qui récemment un prix avait été décerné. Le premier était le Brugeois Jean-Robert Calloigne qui s’était vu octroyer le Premier prix de sculpture de l’Institut de France. Van Hulthem lui remit la médaille d’honneur qui en était le symbole. Puis venait le sculpteur Joseph Ruxthiel, deuxième prix dans le même concours, qui n’avait pu être présent. Enfin il y avait François-Joseph Fétis (Mons 1784 – Bruxelles 1871)[46] qui avait obtenu un deuxième prix de composition dans le concours organisé par le même Institut. Tout récemment marié avec une gamine de quatorze ans, Adelaïde Robert, lui également était absent. Plus tard il deviendrait le directeur du Conservatoire de musique à Bruxelles.

La nombreuse assistance ne comptait que cinq artistes, qui n’avaient pas participé à la réunion de l’année précédente. Il y avait tout d’abord le maître de Calloigne, le sculpteur Antoine-Denis Chaudet (Paris 1763-1810)[47], qui en tant que membre de la Classe des beaux-arts de l’Institut de France, avait sans doute donné un petit coup de pouce à son élève. Le sculpteur Philippe-Laurent Roland (Pont-à-Marcq 1746 – Paris 1816)[48], également membre de l’Institut de France et professeur à l’Ecole des Beaux-Arts était lui aussi venu féliciter son jeune disciple. Le peintre d’histoire Matthieu-Ignace Van Bree (Anvers 1773-1839)[49], avait habité Paris vers la fin du siècle et avait en 1797 obtenu le Prix de Rome. Depuis il était retourné à Anvers, où il avait été nommé peintre officiel de la ville et où il donnait cours à l’Académie de la ville, avant d’en devenir le directeur. S’il séjournait à Paris, c’était pour être reçu par l’empereur à qui il présenterait la grande toile qu’il avait consacré à la réception du Premier Consul à Anvers en 1803. Son élève, Van den Berghe, avait réalisé une gravure sur base de ce tableau et venait également en faire hommage à l’empereur. Enfin il y avait le Brugeois Matthieu Van den Bogaerde (°Bruges 1779)[50] qui depuis 1798 était à Paris, d’abord comme élève de Joseph Suvée et ensuite de Jacques-Louis David (Paris 1748 – Bruxelles 1825)[51].

En ce qui concerne les nombreux autres participants, il s’agissait d’une part de personnes ayant des racines ou des liens belges et d’autre part des amis et relations de Van Hulthem ou de Van Praet.

En ce qui concerne les ‘Belges’ nous avons déjà mentionné Van Praet, Busschop et Kinsoen, sans oublier les autres artistes déjà mentionnés. Jean-Nicolas Bassenge (Liège 1758-1811)[52] était présent afin de prendre réception du prix attribué à Ruxthiel. Dans sa jeunesse l’avocat et poète Bassenge avait été un furieux opposant au prince-évêque de Liège et s’était démené très activement pendant la révolution, en tant que commissaire du pouvoir exécutif. Plus tard il avait été membre du Corps législatif, mais en 1802 il en fut éjecté en tant qu’adversaire de Bonaparte. Il finissait sa carrière comme bibliothécaire de la ville de Liège, où il devait bientôt mourir dans un état proche de l’indigence. Le comte Philippe-Goswin de Neny (Bruxelles 1740 – Paris 1812)[53], qui avait bien connu autant Voltaire que Rousseau, était le fils de celui qui fut le puissant président du Conseil Privé à l’époque autrichienne, Patrice de Neny[54]. Il avait lui-même parcouru une carrière honorable qui l’avait mené jusqu’à la présidence du ‘Conseil de Tournai & du Tournaisis’. A partir de 1787 il s’était engagé dans une vie politique et sentimentale assez tourmentée, qu’il finissait à Paris où il s’était établi comme libraire. Guillaume-Charles Faipoult (Paris 1752-1817)[55], ministre des finances sous le Directoire, était à Gand le préfet très actif du département de l’Escaut, qui se rendait de temps en temps dans la capitale afin d’y plaider des dossiers utiles à son département. Pierre-Antoine Herwyn (Hondschote 1753 – Paris 1824)[56] avait couronné sa carrière révolutionnaire en devenant en 1799 sénateur, ce qui lui vaudrait un titre de comte en 1808. Remarié récemment avec Angèle van der Meersch de Nevele (Furnes 1774 - Paris 1849), et jeune père de Napoleon-Pierre Herwyn (Paris 1806 – Ivry sur Seine 1890), Paris était devenu le lieu de sa résidence principale. Charles Lambrechts (Louvain 1753 – Paris 1823)[57], également sénateur et bientôt comte, avait été un des anti-bonapartistes parmi les plus décidés et n’avait pas cessé de critiquer en secret l’empereur. Au cours de sa longue carrière il avait été recteur de l’université de Louvain, meneur révolutionnaire à Bruxelles et ministre de la Justice sous le Directoire. André-Modeste Gretry (Liège 1741 – Montmorency 1813)[58], le plus grand compositeur des Pays-Bas de son époque, habitait Paris et assistait sans nul doute à la réunion à cause de son jeune compatriote Fétis. Van Praet et les autres pouvaient rencontrer en chair et en os celui dont ils saluaient si souvent la statue dans le péristyle du Théâtre des Italiens ou Opéra Comique. Le Secq, était banquier à Paris mais était d’origine gantoise et marié avec une de Naeyer, de famille également gantoise. De Bast était un jeune médecin de Gand, poursuivant ses études à Paris.

Il y avait ensuite les Français invités à cette réunion de Belges. Leurs fonctions et qualités ne laissent aucun doute : il s’agissait d’amis de Charles Van Hulthem ou de Joseph Van Praet, voire des deux. L’ancien séminariste Bon-Joseph Dacier, (Valognes 1742 – Paris 1833)[59] était membre et président de l’Académie des Inscriptions. Devenu membre du Tribunat en 1799 et le demeuré jusqu’à l’abolition, il était conservateur des manuscrits à la Bibliothèque impériale en attendant d’être élu en 1822 à l’Académie française. Louis-Mathieu Langlès, (Peronne 1763 – Paris 1824)[60] était conservateur à la Bibliothèque impériale des manuscrits en langues orientales, membre de l’Institut de France et fondateur en 1792 de l’Ecole des langues orientales. Aubin-Louis Millin de Grandmaison (Paris 1759-1818)[61], ancien séminariste, membre de l’Institut de France était conservateur des médailles, antiques et pierres gravées à la Bibliothèque impériale. L’ex-prêtre François Noël (Saint-Germain-en-Laye 1755 - Paris1841)[62], avait connu des hauts et des bas au cours de sa carrière et était devenu inspecteur général de l’enseignement universitaire. En 1823 il serait l’auteur, avec Jean-Pierre Chapsal d’une Grammaire Française célèbre. Joachim Lebreton (Saint-Leen en Bretagne 1760 – Rio 1819)[63] était le secrétaire perpétuel (1803-1816) de la classe des beaux-arts à l’Institut de France. Il irait mourir à Rio de Janeiro, vers où il avait accompagné l’expédition d’un groupe d’artistes. De Formont-Cleroude de Sermentot il était dit seulement qu’il était un amateur des beaux-arts et qu’il était le beau-frère d’un sénateur important, Jean-Barthélémy Lecouteulx-Canteleu (1746-1818), par ailleurs régent et premier gouverneur de la Banque de France.

Nicolas François de Neufchâteau (Saffais 1750 – Paris 1828)[64], avait été de 1797 à 1799 successivement ministre de l’Intérieur et membre du Directoire, le troisième à se trouver dans cette réunion belge. Assez soumis à Bonaparte, il était devenu sénateur et même président du Sénat. Le fait qu’il était devenu le titulaire de la ‘sénatorerie’ de Bruxelles le reliait à la Belgique. Il avait été le fondateur du Musée du Louvre, l’instigateur des dépôts d’archives départementaux et en plus était spécialiste des questions agricoles. Après 1814 il deviendrait membre de l’Académie Française. Jean Frantz[65] (Birchwiller 1761 – Strasbourg 1818) était membre du Corps législatif, spécialiste du Code Napoléon et professeur de droit à l’université protestante de Strasbourg. Christophe-Guillaume Koch, (Bouxwiller 1737 – Strasbourg 1813)[66], avait été membre du Tribunat. A la période révolutionnaire il s’était battu pour les droits des protestants, et était lui aussi professeur à l’université protestante de Strasbourg.

Le comte Joseph de Salm-Reifferscheidt-Dyck (Dyck-Neuss 1773 – Nice 1861)[67], était un botaniste allemand bien connu, qui sous l’Empire devint Français et fut fait membre du Corps législatif. Napoléon le ferait comte, tandis que le roi de Prusse l’élèverait en 1816 à la dignité de prince. Divorcé de la comtesse de Hatzfeld, il s’était remarié avec la poétesse Constance de Théis avec qui il tiendrait à partir de 1809 un salon brillant dans la Rue du Bac. A son château de Dyck il aménagea une des plus importantes collections botaniques de l’époque et publia nombre de travaux consacrés à la botanique.

La réunion de 1807 se faisait remarquer par la présence de quinze dames. Kinsoen et Roland étaient accompagnés de leur épouse et de leur fille, le préfet de sa belle-mère Madame Duché, Chaudet et Van Loo de leur épouse. Il en était de même de le Secq, dont l’épouse appartenait à l’importante famille gantoise de Naeyer. De Neufchâteau était accompagné de sa troisième épouse Marie Déard. L’épouse de Salm-Dyck, Constance-Marie de Théis (Nantes 1767 – Paris 1845)[68], avait d’abord épousé le sieur Pipelet de Leury. Depuis son nouveau mariage elle était connue sous le nom de Constance de Salm. Celle que Chenier avait surnommé ‘la Muse de la Raison’ faisait sans doute, avec son aura de poétesse et de ‘femme de lettres’, honneur à cette réunion intellectuelle et artistique[69].  L’épouse de Sermentot, née Le Monnier  était la fille du docteur Louis-Guillaume Le Monnier (1717-1799) qui fut non seulement le médecin de Louis XVI, mais avait aménagé le jardin botanique du Trianon et s’était, après la révolution, aménagé un jardin privé à Montreuil, jouxtant l’ancien domaine royal de Versailles. La fille Le Monnier et Joseph Salm-Dyck, ainsi qu’André Thouin, invité mais pas venu, étaient tenus en haute estime par Van Hulthem, en raison des nombreuses plantes et semences qu’ils lui procuraient au bénéfice du jardin botanique à Gand.

Dernière particularité du compte-rendu de 1807 : il mentionnait également les noms de ceux qui à regret n’avaient pu être présents. Il s’agissait du prince Louis d’Arenberg (1750-1820), qui depuis 1806 était sénateur pour Bruxelles et dont le fils épouserait en 1808 une nièce de l’impératrice, Stéphanie de Tascher de la Pagerie, le comte Justin de Viry (Viry 1737 – Paris 1813)[70], sénateur et ancien préfet du département de la Lys, le Lyonnais Muguet-Varange[71], receveur général du département de l’Escaut, le colonel Louis-Alexandre (de) Seganville (1776-1844), aide de camp du maréchal Bessières[72], André Thouin (Paris 1747-1824)[73], directeur du jardin botanique impérial et généreux donateur de plantes, semences et greffes pour le jardin de Gand[74], les deux lauréats absents Ruxthiel et Fétis, le compositeur François Gossec (1734-1829)[75], né à Vergnies (Hainaut), fondateur avec Grétry du Conservatoire de Paris et Etienne Méhul (1763-1817)[76], originaire de Givet, le compositeur du célébrissime ‘Chant du Départ’ (1794), compositeur d’opéra à la mode, très côté au Théâtre des Italiens, où Van Praet avait ses habitudes. D’autres excusés étaient les artistes Houdon, Demarne, Duvivier, Augustin Van den Berghe et Gérard Van Spaendonck. Absents certes, mais jugés suffisamment importants pour que leur nom soit remémoré dans la plaquette consacrée à la réunion belge.

Ce qui suivit la partie officielle, ce que les convives mangèrent et burent, n’est  cette fois non plus révélé. Cette fois aussi le compte-rendu se bornait à dire qu’il s’était agi d’un ‘banquet fraternel où régnèrent la gaieté et cette franche cordialité qui caractérisent le peuple belge’.

Quelques conclusions

Lors de la réunion de 1806, 23 des 38 participants, soit 60% étaient peintre, sculpteur ou architecte. En 1807 il n’y avait que 21 représentants de ces disciplines ou 39 %. En grande partie les participants de 1807 n’étaient pas les mêmes qu’en 1806.

La majorité était constituée par des messieurs d’âge moyen. En 1806 quelques jeunes artistes apportaient une ambiance de jeunesse. En 1807 un nombre non négligeable de dames donnait plus de charme à la réunion. La moyenne d’âge était de 40 ans en 1806, les artistes Brulois, Suys en Bastiné étant, avec leurs 23 ans, les benjamins, tandis que de Ghendt, avec ses 68 ans était le plus âgé. L’année suivante se fut surtout la présence flatteuse d’amis de Van Hulthem et Van Praet qui porta l’âge moyen à 45 ans. Les trois mêmes demeuraient les plus jeunes, tandis que le doyen d’âge n’était plus De Gendt mais le professeur Koch qui avait passé le cap des soixante-dix ans. ulthem en Van Hulthem en Van  

L’ambiance apparaissant dans les comptes-rendus était faite de sentiments de patriotisme local, les différents citoyens des anciennes provinces des Pays-Bas, Flamands, Brabançons, Liégeois, Hennuyers, Ardennais, se sentant très proches et se reconnaissant sous le vocable commun de ‘Belges’. Ce sentiment national ne semblait pas contredire leur appartenance à l’empire ni leur attachement à l’empereur. Les années 1806 – 1807 se situaient au beau milieu de la période de grande popularité de Napoléon, ce qui n’était pas fait pour durer. Quelques années plus tard, les provinces belges ayant quitté la France, le sentiment belge se prolongerait et survivrait à la disparition du sentiment d’appartenance au grand empire, qui n’avait jamais été vraiment profond. Subsisterait également le nom de ‘Flamand’ utilisé surtout lorsqu’il s’agissait de situer et de glorifier les arts tels qu’ils furent exercés dans les temps anciens.

Alors que la réunion de 1806 rassemblait en majorité des Belges, celle de l’année suivante était quelque peu différente. Van Hulthem et Van Praet en avaient profité pour inviter quelques-unes de leurs relations parisiennes appartenant au cercle des savants, célibataires endurcis, qui formait leur environnement habituel à tous les deux, afin de les faire participer à la ‘franche cordialité belge’. Il va de soi que les deux réunions décrites ici n’étaient qu’une partie des incessants ‘chassés-croisés’ qui sur base de motifs variés réunissaient des groupes de ‘Parisiens’.

Ne perdons pas de vue que les quadragénaires, quinquagénaires et sexagénaires qui formaient la majorité des participants aux deux réunions décrites ici, avaient tous connu la Révolution française et avaient vécu les affres de la Terreur. Pratiquement tous avaient embrassé ‘les idées nouvelles’ et avaient été adeptes de la révolution, certains mêmes avec fanatisme. La majorité, toutefois, avait suivi les voies de la modération, celles des Girondins plutôt que des Jacobins et s’étaient ainsi exposés à la folie de l’extrémisme. Ils étaient nombreux à avoir été incarcérés et n’avoir été sauvés de la guillotine que par la chute de Robespierre et la fin de la Terreur. De telles expériences communes devaient inévitablement être un sujet de conversation et des histoires ‘fortes’ devaient être débitées au profit des plus jeunes qui n’avaient pas connu les périodes sanglantes.

En 1806 et 1807 il ne restait plus grand-chose chez ces messieurs vieillissants de l’ardeur révolutionnaire de jadis. Ils avaient pris de l’âge et de l’embonpoint et l’époque était celle de l’immense popularité de l’empereur. La plupart d’entre eux, les artistes en premier lieu, attendaient tout des autorités et des commandes placées par les nouveaux puissants. Les autres, les savants parmi eux, étaient peu à peu devenus adeptes de l’empereur, avaient accepté des fonctions importantes, étaient devenus membres de l’Institut de France ou de l’Académie Française et arboraient le ruban ou même la rosette de la Légion d’Honneur. En 1808 plusieurs des participants aux banquets belges reçurent des titres de noblesse. Ils étaient désormais chevalier, baron ou même comte d’Empire[77]. Bien d’autres formes d’honneur et de gloire demeuraient à leur portée sous l’empire. Pour les artistes il s’agissait de prix, décorations, chaires et commandes intéressantes. Ce n’est que vers la fin de l’empire que l’un ou l’autre des participants aux agapes joyeuses belges reviendrait aux idées se rapprochant de sa jeunesse révolutionnaire.

Il est certain que ces réunions n’étaient pas seulement excellentes pour entretenir l’amitié, mais qu’elles permettaient également la réalisation de relations utiles. Le contraire aurait été surprenant. L’intervention et l’appel aux relations est de tous les temps, mais connut sans doute à cette époque un sommet. Les archives publiques sont gonflées de lettres de recommandation expédiées aux autorités. Les artistes soignaient les relations qui pouvaient leur apporter des commandes. C’est ainsi qu’en 1806 Kinsoen put faire le portrait de l’ancien préfet Justin de Viry qu’il avait sans doute appris à connaître auprès des Belges de Paris. Ce même de Viry ne manquait pas de suivre avec attention tout ce qui se passait dans son ancien département qu’il revisita au moins une fois. Il était toujours disposé à servir de ‘piston’ pour ses amis belges, en l’occurrence brugeois, comme par exemple pour le candidat magistrat Charles Coppieters ou pour le candidat curé de la paroisse de Saint-André[78].

Van Hulthem introduisit dans l’ambiance cordiale des réunions ‘belges’, des amis botanistes qu’il choyait particulièrement parce que leurs dons étaient vitaux pour le développement du jardin botanique gantois. Il profitait de la réunion pour commander à Bernard Duvivier un dessin pour vignette ‘ex-libris’ qu’Emmanuel De Gendt transformerait en gravure[79]. Van Praet amenait ses amis de la Bibliothèque impériale et des membres de l’Institut de France et se trouvait sans nul doute fort aise d’être encensé en leur présence. Plusieurs d’entre ses invités étaient ses collègues ou collaborateurs, qui nourrissaient des projets avec lui ou entre eux. Ainsi, Langlès et Noël travaillaient ensemble à la traduction de textes persans. D’autres convives saisissaient l’occasion de ces assemblées conviviales pour, soit le soir même, soit ultérieurement convenir d’accords de toute sorte.

Les notes accompagnant le présent article démontrent que les participants à ces agapes ‘belges’ étaient pratiquement tous des personnalités bien connues. Ils eurent presque tous leur biographie dans les dictionnaires biographiques français ou belges. En outre, les artistes parmi eux sont tous traités dans le Bénézit ou le Saur. Il en va de même avec les musiciens dans le Groves.  L’impression d’une plaquette élégante et bibliophile, offrant le compte-rendu des réunions parisiennes et avec l’énumération des participants et de ceux qui regrettaient de ne pas avoir pu les joindre, semble démontrer que la conscience était présente de ce que ces personnalités appartenaient à une couche intellectuelle supérieure et que les générations futures ne les oublieraient pas. Van Hulthem en était en tout état de cause persuadé lorsqu’il écrivait que les artistes participants ‘soutiennent par leurs talents la gloire de l’école flamande’, tandis qu’il qualifiait les autres convives comme ‘tous distingués par leurs lumières et leurs connaissances’. Il avait raison[80].

Andries Van den Abeele

(Article publié en néerlandais dans : Le Livre et l’Estampe, 2008, p. 117-153).

Annexe

Liste alphabétique des présents et des excusées

Aux réunions de 1806 et 1807

Nom
origine
statut[81]
année

Louis d’Arenberg

Bruxelles

B

-

excusé

Jean-Nicolas Bassenge

Liège

B

-

1807

Jean-Baptiste Bastiné

Louvain

K

1806

1807

Henri Bertini

Gand

M

1806

1807

Frans-Jozef Beyts

Bruges

B

1806

-

Joseph Brulois

Bruges

K

1806

1807

François Busschop

Bruges

B

-

1807

Jean Calloigne

Bruges

K

1806

1807

Antoine Chaudet

Paris

K

-

1807

Madame Chaudet

Paris

B

-

1807

Lambert-Ant. Claessens

Anvers

K

1806

 1807

Bon-Joseph Dacier

Paris

B

-

1807

De Bast

Gand

B

-

1807

Emmanuel De Ghendt

Saint-Nicolas

K

1806

1807

Adrien Dekin

Bruxelles

B

1806

 -

Ferdinand Delvaux

Bruxelles

K

1806

 -

Jean-Louis Demarne

Bruxelles

K

1806

excusé

Joseph De Meulemeester

Bruges

K

1806

 -

Philippe-Goswin De Neny

Tournai

B

-

1807

Henri De Potter

Gand

B

1806

 -

Joseph de Saint-Genois

Tournai

B

1806

 -

Justin De Viry

Paris / Viry

B

 -

excusé

Duché

(Lokeren)

B

1806

 -

Madame Duché

 

B

-

1807

Joseph-François Ducq

Bruges

K

1806

 -

Bernard Duvivier

Bruges

K

1806

excusé

Guillaume Faipoult

Paris/Gand

B

-

1807

François Joseph Fétis

Mons

M

-

excusé

N. François de Neufchâteau Saffais

Saffais

B

-

1807 

Mme François. de Neufch.

 

B

-

1807

Jean Frantz

Strasbourg

B

-

1807

Louis Gerbo

Bruges

K

1806

 -

François Gossec

Vergnies

K

 -

excusé

Albert Gregorius

Bruges

K

1806

1807

André M. Gretry

Liège

M

 -

1807

Pierre-Antoine Herwyn

Hondschote

B

 -

1807

Jean-Antoine Houdon

Versailles

K

 -

excusé

François Kinsoen

Bruges

K

1806

1807

Madame Kinsoen

Paris

B

 -

1807

Mademoiselle Kinsoen

Paris

B

 -

1807

Christophe Koch

Straatsburg

B

 -

1807

Charles Lambrechts

Louvain

B

 -

1807

Louis-Mathieu Langlès

Peronne

B

 -

1807

Joachim Lebreton

Saint-Meen

B

 -

1807

Le Secq

Gand

B

 -

1807

Mme Le Secq-de Naeyer

Gand

B

 -

1807

Martin Mengal

Gand

M

1806

1807

Petrus-Jacobus Marant

Bavikhove

B

1806

-

Etienne Mehul

Visé

K

 -

excusé

Aubin-Louis Millin

Paris

B

 -

1807

Muguet-Varange

Lyon

B

 -

excusé

François Noël

St-Germain

B

 -

1807

Joseph Paelinck

Gand

K

1806

1807

Pollaert

Leuven

B

1806

-

Henri-Joseph Redouté

Saint-Hubert

K

1806

1807

Pierre-Joseph Redouté

Saint-Hubert

K

1806

1807

Philippe Roland

Paris

K

-

1807

Madame Roland

Paris

B

-

1807

Mademoiselle Roland

Paris

B

-

1807

Henri-Joseph Ruxthiel

Liège

K

1806

excusé

Joseph Salm-Dyck

Dyck

B

-

1807

Madame Salm-Dyck

Nantes

B

-

1807

Piat-Joseph Sauvage

Tournai

K

1806

excusé

Louis-Alex. Seganville

 

B

-

excusé 

(de) Sermentot

 

B

-

1807

Mme Sermentot

Versailles

B

-

1807

Balthazar Solvyns

Anvers

K

1806

1807

Madame Solvyns

Anvers

B

-

1807

André Thouin

Paris

B

-

excusé

Tilman-François Suys

Ostende/Bruges

K

1806

1807

Mathieu-Ign. Van Bree

Anvers

K

-

1807

Jean-François Van Dael

Anvers

K

1806

1807

Augustin Van den Berghe

Bruges

K

1806

excusé

Van den Berghe

Anvers

K

-

1807

Mathieu V.d. Bogaerde

Bruges

K

-

1807

François Van Dorne

Louvain

K

1806

1807

Charles van Hulthem

Gand

B

1806

1807

César Van Loo

Paris

K

1806

1807

Mme Van Loo

Paris

B

-

1807

Joseph B. Van Praet

Bruges

B

1806

1807

Corneille Van Spaendonck

Tilburg

K

1806

1807

Gerard Van Spaendonck

Tilburg

K

1806

excusé

François Verbeeck

Gand

B

1806

-



[1] Un des documents, ou les deux, se trouvent à la Bibliothèque nationale (Paris), la Bibliotèque royale (Bruxelles), la Bibliothèque royale (La Haye), la Bibliothèque de l’université (Gand), les Archives communales (Anvers). Une copie des deux se trouve à la Bibliothèque communale de Bruges.

[2] Discours prononcé dans une réunion d’artistes belges, habitants de Paris, par M. Van Hulthem, membre du Tribunat et de la Légion d’Honneur et un des directeurs de l’Académie de dessin, peinture et architecture de Gand, le 8 septembre 1806, (…), Chez P. Didot l’Aîné, Paris, 1806, 30 p.

[3] Discours prononcé dans une réunion d’artistes belges, habitants de Paris, par M. Ch. Van Hulthem, ancien membre du Tribunat (…), le 8 octobre 1807, Chez P. Didot l’Aîné, Paris, 1807, 48 p.

[4] Dans les notes de bas de page il s’exprime à la première personne.

[5] V. JACQUES, Charles van Hulthem, dans: Biographie nationale, T. IX, 1886-1887, 692-705; Charles Van Hulthem 1764-1832: catalogue de l’exposition à l’occasion du 200ième anniversaire de la naissance del van Hulthem, Bruxelles, 1964; F. LELEUX, Charles Van Hulthem, Bruxelles, 1965; F. LELEUX, Figures révolutionnaires gantoises, Ostende, 1984; L. FRANÇOIS, Progressief en Cultuurbewust. Prototypes van de Gentse burgerij einde 18de – begin 19de eeuw, Bruxelles, 1990.

[6] Bibliotheca Hulthemiana ou catalogue méthodique de la riche et précieuse collection de livres et de manuscrits délaissés par M. Ch. Van Hulthem, Gand, 1836, V volumes. 2308 p.

[7] A. SIRET, Ferdinand-Marie Delvaux, dans: Biographie nationale, T. V, 1876, 503-504; D. COEKELBERGHS, Les peintres belges à Rome de 1700 à 1830, Bruxelles-Rome, 1976.

[8] E. DE BUSSCHER, Laurent Delvaux, in: Biographie nationale, T. V, 1876, 498-503; A. JACOBS, Les dessins de Ferdinand-Marie Delvaux aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique: analyse de l'oeuvre graphique du peintre et premier essai de catalogue, dans: Bulletin des musées royaux de Beaux-arts de Belgique, Bruxelles, 1992-1993, 1-4, p. 97-126; J. STIENNON, Les arts plastiques, dans: Wallonie. Atouts et références d’une région (dir. Freddy Joris), Gouvernement wallon, Namur, 1995.

[9] Ch. BLANC & A. MICHIELS, Histoire des Peintres de toutes les écoles depuis la Renaissance jusqu'à nos jours. André Lens, Paris, Renouard, 1864.

[10] F. STAPPAERTS, Lambert Godecharle, dans: Biographie nationale, T. VII, 1880-1883, 834-838.

[11] L. DEVLIEGHER, J. B. Suvée en het Frans klassicisme, dans : Handelingen van het Genootschap voor geschiedenis te Brugge, 1956, blz. 134-144.

[12] P. BERGMANS, Joseph-Basile-Bernard Van Praet, dans: Biographie nationale, T. XVIII, 1905, 154-163; A. VAN DEN ABEELE, De zoons van drukker-uitgever Joseph Van Praet, dans: Biekorf, 1997, p. 206-221; L. VAN BIERVLIET, De boekenas Brugge – Paris, dans: Ludo VAN DAMME (ed.), The founding fathers, Bruges, 2004.

[13] Le peintre de genre Jan Van Loo (°L’Ecluse – Bruges vers 1585) avait comme fils  Jacob van Loo, peintre d’histoire à Amsterdam et ensuite portraitiste à Paris, qui à son tour eut deux fils qui furent peintre,  Jean van Loo travaillant à Toulon et Louis-Abraham van Loo (c. 1656–1712) à Nice, Toulon et Aix-en-Provence. Le second eut trois fils peintres: Jean-Baptiste Van Loo, peintre d’histoire en France et en Italie et ensuite portraitiste en Angleterre; Charles Van Loo, le plus illustre représentant de la famille, lui également peintre de genre et d’histoire et portraitiste; Joseph van Loo qui fut graveur. Jean-Baptiste Van Loo eut également trois fils peintre: Louis-Michel van Loo, d’abord à Rome et Paris, ensuite en Espagne; François van Loo (1708–32) qui mourut jeune; Amedée van Loo, portraitiste et peintre d’histoire à la cour de Frédéric le Grand. Cesar van Loo, mentionné ici, était le fils de Charles Van Loo et le dernier des Van Loo peintres. Il se spécialisa en paysages hivernaux et travailla à Turin et à Paris. (Bénézit, Dictionary of artists, T. VIII, 2006, 1218-1221)

[14] F. STAPPAERTS, Jean-Bernard Duvivier, dans: Biographie nationale, T. VI, 1878, 381-383; D. MARECHAL, Van portrettisten en geportretteerden. Enkele negentiende-eeuwse schilderijen en miniaturen in Brugs stedelijk bezit, dans : Jaarboek 1989-90, Stad Brugge Stedelijke Musea, 1991, p. 221-234;  D. MARECHAL, J. Bernard Duvivier (1762-1837), een Brugse neoclassicistische fijnschilder en tekenaar te Paris, dans: Jaarboek 1995-96, Stad Brugge Stedelijke Musea, blz. 216-237; D. COEKELBERGHS, o. c.; Lexicon van Westvlaamse beeldende kunstenaars, Bruges, 1992-1998, T. 4, 77.

[15] A. SIRET, Joseph-François Ducq, dans: Biographie nationale, T. VI, 1878, 238-239; D. VAUTIER, dans: 1770-1830. Autour du néoclassicisme, Ixelles, 1985-1986, cat. expo. Musée Ixelles, Bruxelles, p. 136-138; D. COEKELBERGHS, o. c.; Lexicon, o. c., T. 2, 84.

[16] M. REINS, François Kinsoen, dans: Biographie nationale, T. 1888-1889, 777-778; D. MARECHAL, Van portrettisten, o. c.; Lexicon, o. c., T. 1, 89.

[17] E. DE BUSSCHER, Joseph-Charles De Meulemeester, dans: Biographie nationale T. V, 1876, 520-531; E. DE BUSSCHER, Biographie historique et artistique de J.-C. De Meulemeester de Bruges, graveur en taille-douce, éditeur des loges de Raphaël, Gand, 1837; D. COEKELBERGHS, o. c.; Lexicon, o. c., T. 4, 68.

[18] A. SIRET, Louis Gerbo, dans: Biographie nationale, T. VII, 1880-1883, 669-670; Lexicon, o. c., T. 4, 80.

[19] F. DONNET, Gérard Van Spaendonck, dans: Biographie nationale, T. XXIII, 1921-1924, 287-290; M. VAN BOVEN & S. SEGAL, Gerard en Cornelis van Spaendonck, twee Brabantse bloemschilders in Paris, Maarsen, 1980; D. COEKELBERGHS, o. c.

[20] A. SIRET, Jean-François Van Dael, dans: Biographie nationale, T. IV, 1873, 628-630; B. LOSSKY, Le peintre fleuriste Jean-François Van Daël et ses œuvres au château de Fontainebleau, dans: Bull. de la Soc. de l'Histoire de l'Art français, 1967, p. 123-136.

[21] E. DE BORCHGRAVE, François-Balthazar Solvyns, dans: Biographie nationale, T. XXIII, 1921-1924, 134-138; N. HOSTYN, François-Balthasar Solvyns, dans: Nationaal Biografisch Woordenboek, T. X, 1983.

[22] A. SIRET, Lambert-Antoine Claessens, dans: Biographie nationale, T. IV, 1873, 129-130; Les Salons retrouvés, II, cat. expo. M.B.A. et de la Dentelle/M.B.A, Mus. de la Chartreuse, Calais-Dunkerque-Douai, 1993, p. 33.

[23] A. WAUTERS, Jean-Louis De Marne, dans: Biographie nationale, T. XIII, 1894-1895, 767-772; J. WATELIN, Le peintre Jean Louis Demarne, Paris, 1962.

[24] E. DE BUSSCHER, Emmanuel De Ghendt, dans: Biographie nationale, T. V, 1876, 95-99.

[25] E. MATTHIEU, Piat Sauvage, dans: Biographie nationale, T. XXI, 1911-1913, 447-449; P. RINCHON, Notice sur Sauvage, Bruxelles, 1903.

[26] F. DONNET, Corneille Van Spaendonck, dans: Biographie nationale, T. XXIII, 1921-1924, 286-287.

[27] J. HELBIG, Pierre-Joseph Redouté, dans: Biographie nationale, T. XVIII, 1905, 827-833; A. LAWALREE, Les frères Redouté (Musées vivants de Wallonie et de Bruxelles, 13), Liège, 1987, p. 8-11;

[28] J. HELBIG, Henri-Joseph Redouté, dans: Biographie nationale, T. XVIII, 1905, 825-827; Henri-Joseph Redouté. Esquisse biographique, dans: Henri-Joseph Redouté et l'Expédition de Bonaparte en Egypte (recueil édité par A. Dierkens et J.M. Duvosquel), IV, Saint-Hubert, 1993.

[29] L. DE BAST, Annales du Salon de Gand (1820), Gand, 1823, pp. 61-63; Lexicon, o. c., T. 4, 128.

[30] A. SIRET, Albert Gregorius, dans: Biographie nationale, T. VIII, 1884-1885, 253; A. SCHOUTEET, Beknopte geschiedenis van de Academie voor Schone kunsten te Brugge, Bruges, 1967; D. MARECHAL, Van portrettisten…, o. c.; Lexicon, o. c., T. 4, 83.

[31] J. DANLOS, De Brugse academie voor schone kunsten, Bruges, 1987, p. 48 ; Lexicon, o. c., T. 5, 48.

[32] E. DE BUSSCHER, Jean-Robert Calloigne, dans: Biographie nationale, T. III, 1872, 250-253; Lexicon, o. c., Deel 5, 50.

[33] P. SAINTENOY, Tilman-François  Suys, dans: Biographie nationale, T. XXIV, 1926-1929, 335-345; J. FABER, Tilman-François Suys, dans: Nieuw Biografisch Woordenboek, T. , 1987, 717-724.

[34] RAOUL-ROCHETTE, Charles Percier, architecte, dans: Revue des deux mondes, Paris, 1840.

[35] M. REINS, Joseph Paelinck, dans: Biographie nationale, T. XVI, 1901, 448-452; R. KERREMANS, dans: 1770-1830. Autour du néo-classicisme en Belgique, o. c., p. 193-201.

[36] F. KUETGENS, J. B. J. Bastiné, Aix-la-Chapelle, 1928; J. B. J. Bastiné, dans: Saur Allgemeines Lexikon, Band 7, 432, 1993.

[37] F. STAPPAERTS, François Van Dorne, dans: Biographie nationale, T. VI, 1878, 135-138; E. VAN EVEN, Louvain monumental, Louvain, 1860.

[38] E. MARCHAL, Henri-Joseph Ruxthiel, dans: Biographie nationale, T. XX, 1908-1910, 494-497,

[39] F. STAPPAERTS, Joseph-François, baron Beyts, dans: Biographie nationale, T. II, 1868, 410-415; A. VAN DEN ABEELE, De noblesse d’Empire in West-Vlaanderen, dans: Biekorf, 2002, blz. 309-332.

[40] E. REUSENS, Pierre Marant, dans: Biographie nationale, T. XIII, 1894-1895, 408-414; P. J. TANGHE, Parochieboek van Wytschaete, voir: Parochieboeken (réimpression anastatique 1976), T. IX, un bref texte repris du Standaerd van Vlaenderen, 10 octobre 1857; L. SLOSSE, Rond Kortrijk, (réimpression anastatique 1977), T. I, blz 437.

[41] La Noblesse belge. Annuaire 1896, II, p. 1875-1883 nous informe au sujet de la famille gantoise De Potter. Louis de Potter (Gand 1765-1823), à ne pas confondre avec son homonyme, le révolutionnaire brugeois, avait deux frères mais qui ne portaient pas le prénom Henri. Il s’agissait de Edouard-Joseph de Potter (Gent 1769-1846) et de Joseph-Marie de Potter d’Indoye (Gent 1778-1850). En supposant que l’auteur se trompa de prénom, il peut s’agir d’un des deux.

[42] A. DEKIN & A. F. PASSY, Florula Bruxellensis seu Catalogus Plantarum Circa Bruxellas Sponte Nascentium, Bruxelles, 1814

[43] J. DE LE COURT, Joseph, comte De Saint-Genois, dans: Biographie nationale, T. VII, 1880-1883, 592-601; Note sur la vie et l'œuvre de Joseph de Saint-Genois, dans: Les monuments anciens de Joseph de Saint-Genois, T. 4, Bruxelles-Lille, 1997.

[44] H. HYMANS, Joseph-Désiré Odevaere, dans: Biographie nationale, T. XVI, 1901, 68-74.

[45] A. VAN DEN ABEELE, De noblesse d’empire, o. c.

[46] R. WANGERMEE, F. J. Fétis, musicologue et compositeur, Bruxelles, 1951; François-Joseph Fétis et la vie musicale de son temps (1784-1871), dans: Catalogue d’exposition, Bruxelles, 1972;  R. WANGERMEE, François-Joseph Fétis, dans: The New Grove Dictionary of Music and Musicians, T.VI, 1980, 511-514; R. WANGERMEE (ed.), François-Joseph Fétis. Correspondance, Liège, 2007.

[47] Antoine Denis Chaudet, dans: M. N. BOUILLET & A. CHASSANG (dir.), Dictionnaire universel d'histoire et de géographie, 1878; J. S. DE SACY, Antoine-Denis Chaudet, in: Dictionnaire de biographie française, T. VIII, 1959, 834.

[48] Pierre-Jean DAVID D’ANGERS, Roland et ses ouvrages, Paris, 1847.

[49] A. SIRET, Matthieu Van Bree, dans: Biographie nationale, T. II, 1868, 929-937; C. Jansen, De vergankelijke glorie van Matthijs Van Brée (1773-1839), dans: Oud Holland, XCV, 1981, blz. 228-257.

[50] J. DANLOS, o.c., Lexicon, o.c., T. 5, 117.

[51]  Louis David, dans: Dictionnaire de biographie française, T. ; Ph. BORDES, David, Paris, 1988.

[52] A. DE STASSART, Notice sur Bassenge, dans: Revue de Liège, 1846, blz 516-522; R. D’AMAT, Jean-Nicolas Bassenge, dans: Dictionnaire biographique français, T. V, 1951, 747-48

[53] B. BERNARD, Des Lumières à l’émigration. Jalons pour une biographie de Philippe-Goswin de Neny, dans: Nouvelles Ann. Prince de Ligne, 1989, p. 153-201; B. BERNARD, Amours et voyages. Les pérégrinations méditéranéennes de Philippe-Goswin de Neny et sa correspondance avec Marie-Caroline Murray, dans: idem, 1992, p. 182-230; G. SCHRANS, Vrijmetselaars te Gent in de XVIIIde eeuw, Gand, 1997, p. 509.

[54] B. BERNARD, Patrice-François de Neny (1716-1784). Portrait d’un homme d’Etat, dans: Etudes sur le XVIIIe siècle, T. XXI, ed. Roland Mortier & Hervé Hasquin, Bruxelles, 1993.

[55] R. D’AMAT, Guillaume Faipoult, dans: Dictionnaire de biographie française, T. XIII, 1975, 485-487.

[56] E. VAN VARENBERGH, Pierre-Antoine, graaf Herwyn de Nevele, dans: Biographie nationale, T. IX, 1886-1887, 301-304; A. VAN DEN ABEELE, De noblesse d’empire, o. c.

 [57] A. LE ROY, Charles-Joseph-Mathieu, comte Lambrechts, dans: Biographie nationale, T. XI, 1890-1891, 210-216; F. LELEUX, Charles comte Lambrechts, dans Biographie nationale, T. XLII, 1981-1982, 461-478; F. LELEUX, Charles Lambrechts, Beernem, 1988.

[58]  J. B. RONGE, André Grétry, dans: Biographie nationale, T. VIII, 1884-1885, 256-299; H. DE CURZON, Grétry, Paris, 1907; J. QUITIN, André-Modeste Grétry, dans: The New Grove Dictionary, T. VII, 1980, 704-712; J. M. WARSZAWASKI, Grétry, dans: www.musicologie.org (2006)

[59] D. LYON, Bon-Joseph Dacier dans: Dictionnaire de biographie française, T. IX, 1961, 1464.

[60] L. NORMAND, Louis-Mathieu Langlès, dans: Dictionnaire de biographie française, T. XIX, 2001, 1743.

[61] Biographie Universelle, ancienne et moderne, Bruxelles, 1843/47.

[62] idem

[63] idem

[64] A. F. DE SILLERY, Notice biographique sur M. le comte François de Neufchâteau, 1828;

M. PARCOT, Nicolas-Louis François de Neufchâteau, dans: Dictionnaire de biographie Française, T. XIV, 1979, 1062-65.

[65] M. PARCOT, Jean Frantz, dans: Dictionnaire de biographie française, T. XIV, 1979, 1115.

[66] A. ROBERT & G. GOUGNY, Dictionnaire des parlementaires français, Paris, 1909; T. DE MOREMBERT, Christophe-Guillaume Koch, dans: Dictionnaire de biographie Française, T. XVIII, 1989, 1219.

[67] Deutsche Biographische Enzyklopedie, T. VIII, 1999, 502.

[68] Alphonse SECHE, Les muses françaises. Anthologie des femmes poètes 1200 à 1891. Accompagnés de notices biographiques et bibliographiques, Paris, 1908; Martine LAUZON, Une moraliste féminine: Constance de Salm, Mémoire de maîtrise, Montréal, Université McGill, 1997.

[69] Son roman Vingt-quatre heures d’une femme sensible, a été réédité en 2007.

[70] A. VAN DEN ABEELE, De vier prefecten van het departement van de Leie, dans: Biekorf, 2004, blz. 97-139, 224-251, 336-356, 2005, p. 56-75 ; A. VAN DEN ABEELE, Het relatieve belang van de vier prefecten in het Leiedepartement, dans: Biekorf, 2005, p. 331-343.

[71] E. PRUAUX, Les dirigeants de la Banque de France sous le Consulat et l’Empire, sur: www.cambacérès.fr ; C. ROUSSEL-LARROUMET, La Banque de France 1800-1815, thèse, 1921.

[72] A. RABEL, Le maréchal Bessières, Duc d’Istrie (1768-1813), Paris, 1902.

[73] Y. LETOUZEY, Le Jardin des plantes à la croisée des chemins avec André Thouin, 1747-1824, Museum national d’histoire naturelle de Paris, Paris, 1989.

[74] Dans une note Van Hulthem lui rendait un vibrant hommage.

[75] B. S. BROOK, François Gossec, dans: The new Grover dictionary, a. w., T. VII, 1980, 560-563.

[76] D. CHARLTON, Etienne Méhul, dans: The new Grover dictionary, a. w., T. XII, 1980, 62-67.

[77] Comte: d’Arenberg, François de Neufchâteau, Herwyn, Lambrechts, Salm-Dyck, de Viry; Baron: Beyts, de Seganville; Chevalier: Busschop, Dacier, Millin, Noël.

[78] A. VAN DEN ABEELE, De prefecten…, o. c.

[79] C. VANDENBROEKE, De representativiteit van de ‘Bibliotheca Hulthemiana’, dans: Handelingen van het Genootschap voor geschiedenis te Brugge, 1998, p. 157-162 ; D. MARECHAL, Duvivier, o. c.

[80] J’exprime ma gratitude à mon ami, le conservateur Dominique Marechal.

[81] Statut: A pour artiste (peintre, sculpteur, architecte, musicien) – le V de visiteur pour les autres.

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